EUROSTAT 2004

Bruxelles, le 10 mars 2004

 

Depuis le Sommet de Lisbonne, l'emploi plus attractif, la formation tout au long de la vie ” Life Long Learning ” et le vieillissement sont devenus des préoccupations prioritaires pour l'UE et ses Pays Membres.

Le Conseil de Printemps ne pourra que constater que la Stratégie de Lisbonne n'a pas apporté les résultats escomptés. Il reste encore beaucoup à faire pour arriver à cette société compétitive que devrait être l'Union Européenne.

Deux Conférences organisés par l'ONU ont marqué ces dernières années: les Conférences sur la Femme – Pékin et Pékin+5 en 1995 et sur le Vieillissement – Madrid et Berlin en 2000.

Les dernières Directives, Communications et Rapports de l'Union Européen insistent tous sur la mise en application des textes qui ont été adoptés au cours de ces Conférences.

Si les buts à atteindre sont donc bien définis, les moyens pour y parvenir restent problématiques. Par manque d'indicateurs et de données précises les besoins réels des citoyens et citoyennes sont mal connues et des réponses adéquates ne peuvent être données.

Aucune politique sociale se limitant aux seules personnes ayant un emploi rémunéré, même basée sur la méthode ouverte de coordination, ne pourra être réellement effective si elle n'intègre pas tous les acteurs.

Dans sa Communication sur le Discrimination, la Commission déplore l'absence d'informations adéquates destinées aux parties requérantes effectives et potentielles. Elle s'est engagée à améliorer la collecte des données destinées à mesurer l'étendue et l'incidence de la discrimination.

A-t-on des données précises sur les points suivants:

-des formations sont prévues dans le cadre d'un emploi rémunéré, mais qu'en est-il pour les autres membres de la famille accompagnant le “travailleur rémunéré”?
L'accès à ces formation, et plus particulièrement aux nouvelles techniques, est-il identique pour tous les citoyen(ne)s qu'ils aient un emploi rémunéré ou effectuent un travail non rémunéré dans l'associatif ou pour les membres de leur famille?
Connaît-on les besoins de ces personnes “non rémunérées” et avons-nous des informations sur la part que prennent les ONGs et les familles dans les acquis et l'apprentissage tout au long de la vie tant pour les personnes “recevant” que celles “donnant”?

-connaît-on l'impact des diverses mesures prises pour un “emploi de qualité” sur ceux qui n'ont pas ou plus accès à tout emploi?
Comment rendre le travail plus attractif si l'on en exclut le travail non rémunéré dans l'associatif ou au foyer, et ces travailleurs? Si l'on ignore tout de leur indispensable apport à la société?
Comment parler de flexibilité si l'on ne prend pas en compte, par manque de connaissance, ce que représente la “compatibilité vie familiale et vie professionnelle” d'un autre point de vue qu& apos;uniquement économique? Si l'on occulte toute une part importante de la vie de tout être humain, celles qui n'a aucun apport financier, mais une valeur humaine et sociale réelle?

En l'absence de ces données fondamentales, comment est-il possible d'élaborer des politiques permettant une réelle inclusion sociale pour tous en respectant la citoyenneté de chacun?

A l'occasion des Conseils des Ministres des Affaires Sociales et du Sommet de Printemps, prévus en mars 2004, le Centre Européen du Volontariat (CEV), la Fédération Européenne des Femmes Actives au Foyer (F.E.F.A.F.) et le Mouvement Mondial des Mères Europe (MMMEurope) désirent au nom des millions de citoyens actifs sans rémunération dans leurs organisations sans but lucratif et/ou leur famille, attirent votre attention sur

- le droit pour toute personne à une formation tout au long de leur vie pour son développement personnel. Cela implique outre l'accès à ces formations, une aide pour la prise en charge des personnes dépendantes pendant leur temps de formation et la prise en compte des acquis de leur travail non rémunéré.

- le besoin d'aide aux ONGs et aux familles pour leur permettre de devenir et rester acteur actif dans la transmission de savoir: aide matérielle, octroi d'un statut européen propre pour les ONGs européennes.

- l'obligation, dans la politique pour rendre l'emploi plus attractif, de prendre en considération toute forme de travail, qu'il soit rémunéré ou non rémunéré, en reconnaître sa valeur économique et sociale et ainsi reconnaître la dignité et la citoyenneté de ceux et celles qui l'accomplissent à temps partiel ou à temps plein.

Nous vous prions d'agréer nos sentiments les plus distingués,

Gail Hurley

Coordinator, CEV

Marielle Helleputte

Secretary-General, FEFAF

Françoise de Bellefroid

Présidente MMM Europe

CEV Secretariat: Rue de la Science 10, 1000 Brussels, Tel: 32 2 511 75 01, Fax: 32 2 514 59 89, Email: cev@cev.be Website: www.cev.be

FEFAF a.i.s.b.l., 76 av. Père Damien, B-1150 Bruxelles, Belgique * Tel/fax: 32-(0) 2.771.23.34 * E-mail: mehelleputte@skynet.be Website: www.fefaf.org

mmmeurope@hotmail.com Website: www.mouvement-mondial-des-meres.org

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